L’aventure Ekia : déjà plus de 10 ans !

« J’ai pas l’temps, j’ai pas l’temps, j’ai pas l’temps »

Pire que le lapin dans Alice au pays de Merveille. Oui c’est vrai, j’ai pas l’temps, mais je le prends… !

Ekia a eu 10 ans l’année dernière. C’était un tournant important. Nous avons préparé un renouveau pour la marque, qui verra la jour en 2020. Vous saurez bientôt … 😊

Préparer ce renouveau, se replonger dans les origines de la marque et dans ses racines, tout ceci m’a donné envie de revenir sur l’aventure de la naissance d’Ekia.

L’aventure d’une vie, de ma vie, qui a démarré comme toutes les aventures, de pas grand-chose. Juste une envie de tracer son chemin, l’obsession de raccorder ma vie professionnelle avec mes valeurs de vie, couplées à un brin d’audace et une bonne dose d’inconscience.

Voici le premier volet d’une série consacrée à l’aventure d’Ekia.

 

2007 – Se regarder et ne pas aimer ce qu’on voit…

 

J’ai débarqué de Suisse en 2005,  où j’avais commencé ma carrière dans le groupe. Pour aller travailler au siège de la maison mère,  à Paris. C’était supposé être une promotion. J’étais heureuse dans mon job et gérais une équipe de 8 personnes. Du jour au lendemain je suis devenue une sorte d’esclave de mon supérieur hiérarchique.

 

A Paris, ma 1ère boss m’a dit en entretien que je n’avais pas les bonnes chaussures pour travailler chez l’Oréal (véridique). Celui d’après me convoquait en réunion à 20 h et ne comprenait pas que je ne comprenne pas.

Je me sentais tellement nulle et pas à ma place que j’en pleurais le soir. Et je suis certaine que cela arrive encore (mais plus à moi !… j’ai pratiqué le « sauve qui peut » 😊 )

 

J’ai vu passer des notes de service appelées « notes de convivialité » rappelant que quand on croisait quelqu’un dans les couloirs et qu’on ne l’avait pas vu de la journée, il était recommandé de lui dire bonjour. (hallucinant, mais toujours aussi véridique).

 

J’ai eu entre les mains des documents de gestion me décomposant le coût d’un produit qui m’ont donné des sueurs froides.

Alors j’ai regardé autour de moi, et je n’ai pas aimé ce que j’ai vu. Moi y compris ; Et je suis partie.

 

On m’a dit « tu as bien réfléchi ? »

J’ai répondu : « oui … mais pas trop ». Quand on réfléchit trop, on ne le fait jamais. On ne quitte jamais le confort d’un grand groupe pour aller se mettre dans les ennuis d’une petite boite. Sauf quand on se questionne sur « qu’est-ce que le confort ? »  pour constater que le confort moral est très différent du confort financier.  On le fait parce qu’on a plus le choix. C’est une urgence personnelle presque vitale.

 

Alors on se lance avec passion, joie et enthousiasme dans la galère. Parce que c’est une galère sincère, une galère qui a du sens, une galère aventure. Parce que de cette galère, sortira quelque chose de bien.  Quand on passe par des moments difficiles, cette foi dans l’ordre positif des choses, c’est la seule chose qui nous permet de tenir… et de rebondir.

 

Voici l’histoire de mon aventure, l’aventure d’Ekia.

 

Suite au prochain numéro…

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